Basarab NicolescuLe monde Quantique
transcription de l'émission de France Culture
vers 2002 - carol shapiro
Photo de la série "toiles en lumières"
carol shapiro 2010
"Une continuelle création et annihilation de la matière
Basarab NicolescuAppel des écrivains syriens
Nous, écrivains syriens, adoptons l’appel lancé par nos amis cinéastes à leurs homologues dans le monde, l’adressons aux écrivains, poètes et critiques du monde entier et les exhortons à le signer.
Les citoyens syriens qui manifestent pacifiquement, sont assassinés aujourd’hui parce qu’ils revendiquent leurs droits les plus élémentaires de citoyens libres.
C'est le même régime despotique et corrompu qui a longtemps emprisonné les Syriens et les a privés de leur dignité et de leur liberté qui détruit aujourd’hui leurs vies et leurs rêves.
Nous, écrivains syriens signataires de l’appel, considérons qu’une réforme qui ne met pas immédiatement fin à la mainmise des forces de sécurité sur la vie des citoyens, à l’immunité dont elles jouissent, et qui n'abolit pas la prison politique, ne peut être qu’une réforme mort-née.
Nous appelons tous les écrivains du monde à dénoncer ces assassinats et à proclamer leur solidarité avec le peuple syrien, avec ses rêves de justice, d’égalité et de liberté.
(Rejoignez-nous en envoyant un message à l'adresse suivante avec votre nom, profession et pays)
syrianwriters2011@gmail.com
Cécile Oumhani

Pour ARTE, Adonis évoque la mystique arabe et la modernité occidentale. Un entretien réalisé par David Bornstein.
Biographie
Né à Qassabine, un village des montagnes du nord de la Syrie, en 1930, Adonis, de son vrai nom Ali Ahmad Sa'id, est formé dès son très jeune âge à la poésie par son père, un paysan lettré. Il publie ses premiers poèmes dès l'âge de dix-sept ans dans un journal de Lattaquié. Il signe déjà du nom d’Adonis. Dès lors, il s’engage pour une poésie libre et universelle, dégagée de toute entrave, de toute frontière linguistique, idéologique ou culturelle. Après des études de philosophie à l'université de Damas, Adonis choisit Beyrouth pour fonder en 1957, avec son ami, le poète Yûsuf al-Khâl, le groupe Chi'r (Poésie) et la revue du même nom. L’influence de cette revue sur la littérature arabe contemporaine est considérable. Elle offre une ouverture à la poésie moderne occidentale dont la forme et le fond se répercutent sur la poésie arabe jusqu’alors plus traditionnelle. Le recueil Les Chants de Mihyar le Damascène paraît en 1961 et symbolise l’un des actes fondateurs de la poésie arabe moderne. La traduction en français, qui aura lieu en 1983, marquera pour Adonis le début de sa reconnaissance mondiale.
Sayed Haider Raza






“Mais il ne s´agit pas de proposer une utopie nouvelle, car cette utopie sera toujours vide en son point central: la réabsortion de la fonction éducative par la vie sociale n´a de sens que si les gens dans leur ensemble sont capables de vivre leurs enfants, et les enfants des autres, donc les enfants, autrement qu’íls ne le font maintenant. “
Cornelius Castoriadis
Vouloir articuler l'art et la culture au développement, c'est être conscient que là réside l'autonomie et l'indépendance de chacun dans le respect de la vie, d'où que l'on soit. Il nous semble fondamental de travailler en ce sens auprès des nouvelles générations.
Articuler Art, Culture et Développement local et durable, qu’est-ce à dire ?
Trois axes motivent nos actions:
caravancafé
Débats sur la complexité
articles et réactions extraits de la liste du CIRET-
Centre International de Recherches et d'Études Transdisciplinaires
(CIRET) 2004
http://perso.club-internet.fr/nicol/ciret/
Mis en ligne avec l’aimable autorisation de Basarab Nicolescu
Critique de la "complexité"
Andreu Solé
Professeur à HEC – Paris
« C’est dire que tout est complexe » affirme Edgard Morin , auteur d’une contribution majeure à ce qu’il est convenu d’appeler la « pensée de la complexité ». Il précise : « la démonstration de la complexité physique vaut ipso facto pour la sphère biologique et la sphère anthropo-sociale, et dispense d’y faire la démonstration. » Comme en témoignent ces remarques, nous avons affaire à une vision du monde.
Nous référant à nos travaux de recherche sur la notion de « monde » , nous entamons cette étude par une interrogation délibérément naïve : la complexité du monde est-elle une réalité ? Nous nous intéressons, ici, aux relations entre complexité et sciences sociales Dans ce qui suit, « monde » veut dire « société humaine », « civilisation », « culture ».
« Que c’est beau ! »
L’événement se produisit, il y a quelques années, au parc de La Villette de Paris. Dans un silence respectueux, assis sur des gradins, nous suivions attentivement les gestes de deux « Indiennes », vêtues de leur costume traditionnel. Assises sur leurs talons, silencieuses, respectant un rythme lent et régulier, elles prenaient (par toutes petites grappes) du sable de couleur et laissaient glisser les grains entre leurs doigts – délicatement. Elles dessinaient avec du sable (jaune, bleu, vert, noir …). Admiratifs, nous regardions les éphémères peintures de sable réalisées sous nos yeux comme des œuvres d’art, nous ne pouvions pas ne pas considérer les deux « Indiennes » comme des artistes.
Pourtant, il n’y a pas d’art, pas d’artiste dans le monde qui se mettait ainsi en scène. Commentaire d’un « artiste indien » contemporain affiché, durant l’été 2002, au Museum of Indian Arts & Culture de Santa Fe (Nouveau Mexique, Etats-Unis) : « Art is not found in our langage. In my langage, we call it pottery painted with designs to tell us a story. Shall we call it « Art » ? I hope not. It may lose its soul. It’s life, it’s people. »
Dans le monde navajo, la réalisation de peintures de sable est un moment d’une démarche comportant également des chants, des prières, des danses. Ces rituels sont nécessaires à la guérison du malade : ils doivent rétablir l’équilibre perdu, aider la personne à retrouver l’état hozho – l’harmonie. Pour ce monde, guérison, beauté, équilibre, harmonie, ordre, bien, sont un seul et même mot, une seule et même idée, un seul et même sentiment, une seule et même « réalité ». Pour les Navajo, il n’y pas l’art, la religion, la morale, la médecine. Confondues, indissociables, ces catégories, ces « réalités », n’existent pas pour ces humains.
Se dire (ce fut notre réflexe à tous), voire s’exclamer comme certaines personnes, « Que c’est beau ! », voir des artistes, qu’est-ce que cela signifie ?
Le monde le plus intelligent ?
L’adjectif complexe vient du latin complexus « fait d’éléments imbriqués », participe passé adjectivé de complecti « embrasser, comprendre », de cum, com et plectere « plier, entrelacer » . Au XVIe siècle, en France, le mot complexe (par exemple, dans l’expression « complexe querelle ») qualifie ce qui est composé de divers éléments hétérogènes. Complexité signifie donc multiplicité d’éléments et de relations entre ceux-ci.
Les tenants de la « pensée de la complexité » font une distinction, à leurs yeux majeure, entre complexité et complication. La complication, précise Morin , est un « embrouillamini d’interactions innombrables entre une très grande variété de composants ». Le « compliqué » peut être réduit à quelques éléments simples, complication suppose des relations simples (univoques, mécaniques) entre ceux-ci. Complexité suppose : désordre, aléa, interaction entre observateur et observé, incertitude, rétroaction, indétermination, multidimensionnalité, associations antinomiques (continu/discontinu, par exemple), paradoxes. Désordre, par exemple, n’est-ce pas un mot pour qualifier une relation entre des éléments ? Ces mots et expressions (omniprésents dans les écrits de Morin) ne désignent-ils pas – tous - des relations ? L’idée de complexité ne fait donc qu’ajouter des relations et des dimensions à celle de complication. Par exemple, complication implique une causalité simple : une relation cause – effet. Il y a complexité quand il y a une relation rétroactive de l’effet sur la cause. Autre illustration, Morin explique que l’idée de complication ignore la relation observateur/observé, que celle de complexité la suppose : « L’observateur/concepteur doit être non éliminé, mais introduit dans la descrïption/explication du phénomène étudié. L’objet (naturel) est coproduit par le sujet (humain). » Un examen attentif du langage des tenants de la « pensée de la complexité » révèle que leur distinction complexité/complication ne remet aucunement en cause ce que l’étymologie nous apprend du mot complexité. Affirmer la nécessité de « penser la complexité », c’est demander au chercheur, au dirigeant, à chacun de nous, d’embrasser toujours plus d’éléments (d’entités, de composantes, de dimensions) et de relations.
Les théoriciens de la « pensée de la complexité » opposent celle-ci à la « pensée simplifiante » - qui réduit le monde à quelques éléments et relations simples. Le langage utilisé, la tonalité de leurs formulations, sont sans équivoque : la première pensée est supérieure à la seconde. L’intelligence du monde est l’intelligence de sa complexité. On va jusqu’à associer « pensée simplifiante » et barbarie : « La pensée simplifiante, écrit Morin, est devenue la barbarie de la science. C’est la barbarie spécifique de notre civilisation. C’est la barbarie qui aujourd’hui s’allie à toutes les formes historiques et mythologiques de barbarie. »
Les peintures de sable nous font découvrir un monde qui ne distingue pas l’art, la religion, la morale, la médecine. Pour la « pensée de la complexité », nous avons affaire à une « pensée simplifiante », donc à un monde moins intelligent que le nôtre (nous, nous considérons plus d’éléments et de relations). La « pensée de la complexité » est un point de vue qui rejoint celui selon lequel les Navajo sont des humains dotés d’une « mentalité primitive ». Evitons tout malentendu : nous ne sommes pas en train de dire que les tenants de la « pensée de la complexité » pensent cela de ce monde. Nous croyons nécessaire de poser la question suivante : se rendent-ils compte des implications de la pensée qu’ils défendent, sont-ils conscients que cette pensée présuppose que notre monde est le plus intelligent, que les autres mondes sont inférieurs, barbares ?
Quelle est la réalité de nos réalités ?
Notre monde distingue : l’économie, le social, le politique, la morale, la religion, la science, la technique, l’art …Pour nous, ce sont des éléments différents qu’il faut embrasser dans la réflexion, des réalités distinctes dont il faut tenir compte dans la décision, des relations qu’il faut intégrer dans l’action. Autre interrogation naïve qui s’impose : quelle est la nature de ces relations, quelle est la réalité de ces réalités ?
Se référant aux célèbres Pensées de Pascal, le philosophe André Comte-Sponville explique qu’une grossière erreur est de tout confondre. Il distingue quatre grands « ordres » : l’ordre qu’il qualifie de techno-scientifique (qui inclut l’économie), l’ordre juridico-politique, l’ordre de la morale, l’ordre de l’amour. Ces ordres obéissent à des « logiques » différentes, les confondre serait ridicule, insiste-t-il. La « grille de lecture » du monde proposée par Comte-Sponville n’est-elle pas notre manière spontanée et obligée de voir le monde, d’en parler ? N’est-ce pas, pour chacun d’entre nous, un réflexe, de distinguer la science, la technique, l’économie, le juridique, la politique, la morale … Le découpage peut être différent, les distinctions peuvent être plus ou moins affinées, les dénominations des éléments (des ordres, pour reprendre le mot de Pascal) peuvent varier, mais il s’agit de la même manière de concevoir, de voir le monde. Surtout, c’est le point essentiel dans ce débat, selon le philosophe, ces ordres existent dans toute société humaine et pour tout humain. C’est pour lui, une telle évidence qu’il n’y a pas lieu à débat.
Prendre conscience de ce qui nous arrive lorsque nous regardons des « Indiennes » navajo réaliser leurs peintures de sable, c’est commencer à douter de cette évidence. L’art, n’est-ce pas une catégorie à nous – une réalité à nous – que nous projetons sur les autres mondes ?
L’invention de la « réalité économique »Considérons l’économie – une des réalités les plus évidentes et les plus contraignantes pour nous. « Il devrait être évident, écrit Louis Dumont, anthropologue, qu’il n’y a rien qui ressemble à une économie dans la réalité extérieure, jusqu’au moment où nous construisons un tel objet (…). Etant donné la primauté de la vue économique dans le monde moderne, il est naturel de supposer que cette vue doit être profondément enracinée dans la constitution mentale de l’homme moderne (…). » L’économie ne serait donc pas une composante de toute société humaine. La « réalité économique » serait une création de notre monde, elle aurait été inventée par l’homme moderne. Cette hypothèse surprend, beaucoup ont du mal à l’accepter.
Des travaux des anthropologues et des historiens, il ressort que cette invention se produisit en Europe, entre la fin du XVIIe et le milieu du XVIIIe siècle. Sans doute,

DES ARTISTES S’EXPOSENT AU CPCT d'ANTIBES
PRINTEMPS 2011
SCULPTURES et PHOTOGRAPHIES
Jean-Louis CANTIN
Gabriel FABRE
Daniel FILLOD
Simon FAHMY
Kim HEE
Vous êtes cordialement invité au vernissage de la deuxième exposition-vente organisée par l'Association des amis du CPCT dans les locaux du Centre Psychanalytique de Consultations et Traitement
13 Avenue Niquet à Antibes
Vendredi 17 juin de 18 h 30 à 21 h
Les produits de la vente des œuvres vont aux artistes et pour une part au CPCT, contribuant ainsi à soutenir son fonctionnement.
L'Association des amis du CPCT (Association loi de 1901) a pour but de soutenir le CPCT, de promouvoir ses activités et plus largement de contribuer au développement de l’ intérêt du public pour la pratique de la psychanalyse orientée par l’École de la Cause Freudienne.
samedi 18 et dimanche 19 juin de 14 h à 18h
(image D Fillod)
Le CPCT- Antibes a été inauguré début 2007. Il reçoit en priorité des adolescents en souffrance psychique ainsi que leur entourage - un parent, un éducateur, un enseignant.
Le CPCT propose des consultations gratuites et anonymes, sur une durée limitée à 4 mois, consultations ponctuelles ou traitement court. Il n'engage que des traitements par la parole et ne pose aucun acte à caractère médical.
Il vise à construire une solution à un problème précis que le consultant -psychanalyste définit avec son patient au cours des premiers entretiens. L'objectif est aussi d'amener à plus de responsabilité, de favoriser la construction de l’ identité de l'adolescent ou de permettre à un parent de traiter son désarroi.
Les consultations sont assurées par une équipe de douze psychanalystes-consultants exerçant bénévolement, tous psychiatres ou psychologues cliniciens, ayant de surcroît une formation psychanalytique personnelle.
Les consultations et traitements conduits au CPCT font l’objet de supervisions par des pairs et de réunions d’équipe visant à l’élaboration théorique de notre pratique.
Le CPCT a été crée sous les auspices de l'Ecole de la Cause Freudienne, association de psychanalystes reconnue d'utilité publique par l'état en 2006.
Il fonctionne grâce à des subventions de la Ville d’Antibes (pour le loyer) et, selon les années de la DDASS, de la CPAM, de la CAF, du Conseil régional PACA (pour les actions de prévention) et de la Caisse d’Epargne (pour le matériel informatique).
Les résultats thérapeutiques obtenus font l’objet d’exposés cliniques lors de colloques ouverts au public; en 2007 sur « Adolescence, éveil ou réveil », en 2008 sur les « Spécificités et limites de la pratique analytique dans un CPCT » en présence de psychanalystes des CPCT de Bruxelles et Rennes, en 2010 sous le titre « Je viens pour mon fils, Des parents face à l’éveil de l’adolescence ».
Le prochain colloque aura lieu le 1er octobre 2011 à Antibes sous le titre « La psychanalyse appliquée aux adolescents - Comment opère le CPCT » ?
Directeur : Rémy BAUP Président : Franck ROLLIER
13 avenue Niquet 06600 Antibes /06 98 26 35 99 / cpctantibes@gmail.com
caravancafé - le site
De : LEROUGEETSAMUSIQUE | Créé le : 30 avril 2011
"Vidéo de Jacques Honvault sur la frénésie de la foule dans un grand magasin. Toutes les 30 secondes un nouveau plan se superpose au précédent accentuant la vision du flux des individus jusqu'à le faire ressembler à un fluide."
Le collectif Pasde0deconduite publie un Manifeste « Petite enfance : pour une prévention prévenante » et un livre « Les enfants au carré ? Une prévention qui ne tourne pas rond ! » qui seront disponibles en librairie le jeudi 26 mai 2011
Avec le Manifeste « Petite enfance : pour une prévention prévenante », le collectif Pasde0deconduite persiste et signe : la prévention prévenante est une finalité en soi qui n’a pas à se nicher à l’ombre des politiques de sécurité. Face à la ténacité du pouvoir politique pour installer une prévention prédictive, un contrôle et un formatage précoce des enfants, Pasde0deconduite est resté mobilisé parce qu’un enfant n’est pas un organisme programmé et programmable. Rien n’est définitivement joué dans l’évolution d’un être humain, ni à 3 ans ni à 7 ou 15 ans.
Dans ce manifeste, le collectif Pasde0deconduite s’inquiète notamment des pratiques de dépistage de masse qui s’installent en milieu scolaire et qui, sous couvert de « promotion de la santé mentale », visent à généraliser des programmes stéréotypés d’« éducation comportementale », en ignorant le contexte des difficultés singulières qui peuvent concerner ou affecter tel enfant, différemment d’un autre.
Le collectif Pasde0deconduite interroge les fondements scientifiques et politiques de ces programmes de promotion de la santé mentale et appelle à en cerner les enjeux humains, scientifiques, sociaux, politiques, démocratiques et éthiques. Il défend une recherche qui prend appui sur toutes les approches théoriques et relie les disciplines entre elles, une recherche qui ne soit pas soumise aux intérêts financiers des lobbies pharmaceutiques. Enfin il propose et valorise des pratiques existantes qui ont prouvé leur pertinence ainsi que des dispositifs innovants dans les domaines de la prévention pour les enfants.
Cliquez sur ce lien pour commander le manifeste en ligne
Avec le livre « Les enfants au carré ? Une prévention qui ne tourne pas rond ! », le collectif Pasde0deconduite dénonce les hiatus entre prévention et évaluation des comportements des enfants. Il précise en quoi l’accompagnement vers la socialisation se différencie des apprentissages précoces de conduites adaptatives et analyse les programmes dits de « promotion de la santé mentale » concernant tous les enfants dès 24 mois, leurs méthodes, leurs fondements théoriques, leur cadre d’application.
L’illusion de « mise au carré » en guise d’aide aux enfants en difficulté tend à se décliner avec cohérence du côté des enfants, comme du côté des adultes. En direction des enfants par un effacement des frontières entre l’éducation et le conditionnement précoce. En direction des parents par un effacement des frontières entre soutien à la parentalité et contrôle, entre accompagnement dans les difficultés et sanctions. En direction des professionnels enfin, par un brouillage des repères, missions, métiers, services au profit de protocoles, programmes et procédures d’expertises imposées.
Comment une politique bénéfique pour l’enfance et la famille pourrait-elle émerger de la logique de contrôle qui prévaut actuellement ? Malmener la dimension éthique dans le rapport à l’enfant n’ouvre-t-il pas... sur une impasse ? Car, enfin, mettre les enfants au carré, ça ne tourne pas rond !
Conformément à l’esprit de travail multidisciplinaire et citoyen du collectif Pasde0deconduite, ces questions sont ici abordées sous les aspects psychologique, médical, éducatif, philosophique, sociologique et politique.
Avec la participation de : Daniel Calin, Pierre Delion, Pierre Frackowiak, Vincent de Gaulejac, Nathalie Georges, Sylviane Giampino, Bernard Golse, Roland Gori, Tim Greacen, Marina Julienne, Christopher Lane, Isabelle Millon, Sylvain Missonnier, Hubert Montagner, Michel Parazelli, Christiane Simon-Lang, Pierre Suesser, Serge Tisseron.
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